Gariépy

Pour ne pas rester toujours en Béarn, nous allons nous promener à Montfort en Chalosse.   La commune possède un musée, installé il y a plus de 20 ans sur un domaine aux activités multiples et multiséculaires.

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Le Musée de la Chalosse est un véritable conservatoire de l’identité chalossaise.

On trouve déjà un Gariepy Jacob vers 1570  à Montfort-en-Chalosse dans les Landes qui est marié avec Isabelle Greffe. Puis en 1595, Jean Gariepy, leur fils,  né le  23 août 1598, toujours à Montfort-en-Chalosse  va se marier avec Jeanne Daragon. Ils ont un fils François qui est né vers 1629.

Ce dernier arrive en Nouvelle France 1656. Il est maitre menuisier.

François se marie le 13 aout 1657  à Quebec avec Marie Oudin, une parisienne de 14 ans. ( née en 1642). Ils ont signé  un contrat de mariage le 15 juillet 1657 par devant Maitre Guillaume Audouart de Saint-Germain, notaire. Guillaume Audouart de Saint-Germain est d’abord commis au greffe et tabellionage de 1648 à 1649 à Trois-Rivières, puis après avoir été secrétaire du conseil de 1649 à 1663 à Québec, il est notaire royal à l’automne 1649 à Québec.

François et Marie vont avoir  treize enfants :

Marie-Ursule Gariépy  (religieuse de la Congrégation de Notre-Dame de Montréal).Marguerite Gariépy  (religieuse de la Congrégation de Notre-Dame de Montréal), Charles Gariépy  Il naît le 29 décembre 1661 à Château-Richer et baptisé le même jour. Il est capitaine de milice. Il se marie  à Marie-Anne Cloutier, puis, en secondes noces à Anne Morel.

Louise Gariepy est née le 11 Mars 1664 toujours à Chateau Richer. Elle décède la même année. François Gariépy  né le 11 Mars 1665 va se marier avec  Geneviève Godin.

(Ci-contre, Contrat de mariage passé pardevant Daniel Normandin, notaire royal et garde-notes du roi, entre Charles Gariépy, âgé de 30 ans, fils de François Gariépy et de Geneviève Godin, demeurant à Sainte-Anne). Il est officier de milice en 1725  à La Pérade

Jacques Gariépy  est né le 26 Mars1667 et se marier avec  Madeleine Gareau. Il décède le 12 Juin 1750 à Lachenaie. Geneviève Gariépy née le 9 Juillet 1669, se marie avec Isaac Hervieux, puis, en secondes noces à Thomas Barthélemy. Marie-Madeleine Gariépy, née en 1671,  mariée à Antoine Trudel, décède à 24 ans à Ville Marie le 16 Novembre 1695. Louis Gariépy né le19 Nov 1673,  à Chateau Richer. Il se marie avec Geneviève Letartre, puis, en secondes noces, avec Catherine Aubert. Catherine Gariépy, née le 9 May 1677, mariée avec Philippe Trudel.  Jean Gariépy, né le 11 Avril 1679,  et marié à Marguerite Bonnet. Il décède le 2 Juillet  1745 à Lachenaie.

Inventaire après décès des biens de feu Marguerite Bonnet, épouse de Jean Gariépy

Alexis Gariépy né le 23 Avril 1681à Chateau Richer, marié à Françoise Raynaud, puis, en secondes noces, à Madeleine Chapleau. Il décède le 6 Janvier 1747.Pierre Gariépy, né le 12 Novembre 1685 à L’Ange Gardien. C’est le seul enfant qui ne va pas naitre à Château Richer. Il est marié à Marie Hubou. Il meurt le  1 Mars 1764 à Lachenaie.

Le 19 mars 1659, Jacques Gourdeau, seigneur de Beaulieu sur l’île d’Orléans, lui concède une terre (2 arpents de long sur la largeur de l’île).

En 1661, il abandonne sa concession pour aller s’établir à Château-Richer sur la moitié sud-ouest d’une terre (3 arpents de front) concédée par les marguilliers (chargés de l’administration des biens de la communauté paroissiale ) de la paroisse de la Visitation-de-Notre-Dame. Dès 1661, la paroisse de La Visitation-de-Notre-Dame-de-Château-Richer est constituée et le premier curé résident est nommé

Le 8 juillet 1664, il cède sa moitié de terre à Mgr de Laval pour 207 livres et, avec l’argent, il paye le prix d’achat pour la terre 51 et l’habitation qui s’y trouve à Château-Richer de Claude Petiot de Courbières qui retourne en France.

Le 5 octobre 1682, il s’établit sur la terre 29 (3 arpents et demi de front sur une lieue de profondeur) achetée de Denis Guion à L’Ange-Gardien (près de Québec) au prix de 2 000 livres.

Procès-verbal de ligne et borne séparant deux terres depuis le fleuve Saint-Laurent jusqu’à une lieue en profondeur, lesquelles terres étant situées à la première concession, sur le fleuve Saint-Laurent, dans la paroisse de L’Ange-Gardien, seigneurie de la Côte-de-Beaupré. La présente pièce concerne directement: Jacques Goulet; Louis Gariépi (Gariépy) (arpenteur Ignace Plamondon père) . – 23 octobre 1780

Le 23 août 1683, il achète pour 530 livres la terre 52 (2 arpents de front sur une lieue et demi de profondeur) voisine de la terre 51 qu’il avait achetée en 1664 à Château-Richer.

Le 6 février 1684, il vend les terres 51 et 52 de Château-Richer à Charles Gariépy, son fils aîné.

En 1706, François Gariépy décède à Château-Richer.

En 1729, il avait 181 descendants.

On trouve au cours de l’histoire beaucoup de descendants de François Gariepy. Voici, ci-dessous une liste non exhaustive de quelques descendants  Il est impossible de citer tous les membres connus au Canada, par contre, le nom de Gariépy n’existe plus dans les Landes.

Edgar Gariépy

Edgar Gariépy estné et décédé à Montréal (11 octobre 1881 – 21 mai 1956), Il est le fils de Joseph Gariépy, marchand-épicier originaire de Lachenaie, et de Marie-Emilina Patenaude, de Rivière-des-Fèves (comté de Châteauguay). Sa famille habite  rue Dorchester et déménage rue Saint-Denis près du Carré Saint-Louis vers 1906. Il fait ses études primaires à l’école paroissiale du Sacré-Coeur, dans le quartier Papineau à Montréal. Il termine un cours scientifique et commercial au Mont-Saint-Louis. En 1901, il poursuit ses études au Noviciat des Oblats de Marie-Immaculée à Lachine. Il devient un photographe québécois spécialisé dans l’architecture, que les historiens de l’art décrivent comme un photographe documentaliste.

Photographe professionnel à partir de 1920, il voyage à travers le Québec afin de documenter l’architecture québécoise. Gariépy se constitue ainsi une importante banque photographique. Ses photos sont publiées dans  « Les monuments commémoratifs de la province de Québec ». Outre les témoignages de la vie quotidienne de son époque, qui possèdent une valeur documentaire, il réalise de nombreuses reproductions d’œuvres d’art. Ci-dessous, un extrait du fond Edgar Gariépy

Léo Gariépy

Léo est né le 3 octobre 1912 à Saint-François de Sales au Canada.

Le sergent Léo Gariépy a participé à la libération de Courseulles-sur-Mer lors du débarquement de Normandie en tant que soldat canadien.

Le 5 juin 1944 à 21h00, le navire qui embarque Léo Gariépy à destination de Juno Beach largue les amarres. À minuit, les éléments se déchaînent. L’humidité, le froid, la houle et le mal de mer épuisent Léo et les autres soldats.

Le sergent Gariépy dirige son char vers la rive droite de la rivière Seulles et tire à plusieurs reprises sur son premier objectif, la Maisonnette, une casemate camouflée cachant un canon de 88 mm2. La riposte cesse et croyant l’endroit désaffecté et sécuritaire, l’équipe en profite pour manger et reprendre des forces. Un tir soulevant le char obligea Léo à reprendre la position de tir. Après quelques tirs, Léo se dirige ensuite à l’arrière et réussit à faire tomber l’épaisse porte de la casemate.

Le 14 août 1944, il est un des premiers arrivés dans Falaise, que les derniers détachements allemands essayent encore de défendre. À ce moment, seule la mitrailleuse de son blindé fonctionne encore.

Des renforts de l’infanterie canadienne débarquant à Courseulles-sur-Mer.

Léo revient ensuite en France en  mars 1964, puis il  déménage à Courseulles-sur-Mer en 1967 et décède le 12 septembre 1972 (à 59 ans) dans cette commune.

Marie-Chantale Gariépy,

M.C. Gariépy est née le 1er mars 1975 à Montréal, est une écrivaine québécoise francophone.

Après des études en tourisme au collège Lasalle, Marie-Chantale Gariépy se spécialise en histoire de l’art à l’Université Concordia de Montréal puis en études littéraires, en lettres et en chant classique à l’UQAM.

 En 2016, elle se démarque par l’écriture du recueil de nouvelles: 25 cents et autres histoires à la pièce, traduit en 2018 en langue serbe, et comme directrice littéraire aux éditions « Tête première ».

Elle est membre de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois.

Pierre Gariépy

« Les grandes passions qui retournent l’être et font perdre contact avec la réalité n’ont jamais effarouché Pierre Gariépy. On se souvient de la dérive qui nous emporte au bout du rêve et de l’amour, de la vie et de la mort, dans Lomer Odyssée. L’écrivain continue dans cette voie en se tenant à la frontière du possible et de l’imaginaire dans Tam-Tam, un très court roman, qui nous pousse dans un univers où l’on se demande à chaque phrase si on est dans le songe ou la chimère ». ( Littérature du Québec – Chroniques d’Yvon Paré)

Raymond Gariépy

Raymond Gariépy est né le 24 janvier 1923 à L’Ange-Gardien sur la Côte-de-Beaupré dans la province de Québec au Canada. C’est un historien généalogiste et un homme politique québécois.

 Il a été maire de L’Ange-Gardien de 1985 à 1989.

De 1946 à 1975, il fut assistant-auditeur de la province, poste aujourd’hui nommé sous-ministre adjoint, pour le ministère des Finances du Gouvernement du Québec. Puis, jusqu’en 1980, il fut aux affaires culturelles pour la même province.

C’est à sa retraite, en 1980, qu’il se consacre à sa passion pour l’histoire et la généalogie. Il avait déjà publié de courts ouvrages, mais l’essentiel de ses contributions fut fait entre 1984 et 2002.

Dans « Les terres de L’Ange-Gardien, Côte-de-Beaupré », il fait non seulement la généalogie de chacune des familles propriétaires jusqu’au début de la colonie au XVIIe siècle, mais encore il retrace les transactions foncières, les activités économiques et certaines anecdotes concernant les lots.

Il est impossible de citer le nom de tous les descendants ou de familles liées à  François Gariépy au Canada ou aux Etats-Unis. Ce qui suit n’est qu’une petite  partie des noms ayant un lien avec la famille Gariépy : Arcand, Bergeron, Bessette, Bouille, Cloutier, Cote, Cauchon, Delisle, Emond, East, Frenette, Germain, Gautier, Gignac, Goulet, Hebert, Houle, Leblanc, Lalonde, Levasseur, Marchand, Martel, Marcotte, Mondor,  Naud, Plourde, Perron, Poulain, Raiche, Rivard, Simard, Toupin, Tourigny, Turner, Vignault………

Voici quelques précisions sur ses descendants (1er et 2ème générations, source : Claude Dupras), puis quelques informations sur Montfort en Chalosse.

Génération 1

1. François Gariépy  (Jean Gariepy et Jeanne D’Aragon) est né vers 1630 à Montfort-en-Chalosse (Landes) et décédé le 25 avril 1706 à Château-Richer. Il épousa Marie Oudin le 13 août 1657 à Québec, fille d’Antoine Oudin et de Madeleine Delarussière.  Elle est née à St-Mery, près de Paris.

Les enfants de François  Gariépy et de Marie Oudin sont:

i. Marie Ursule Gariépy  née le 8 juillet 1658 à Québec, et décédée le 4 août 1713 à  Montréal.

ii. Marguerite Gariépy née le 22 mars 1660 à Québec, et décédée le 14 février 1723, Montréal.

iii. Charles Gariépy né le 18 décembre 1661 à Château-Richer, marié avec Marie Anne Cloutier le 7 février 1684, toujours à Château-Richer.

iv. Louise Gariépy, née le 11 mars 1664, à Château Richer, et décédée le 2 avril 1664, dans la même commune.

v. François Gariépy né le 1 mars 1665 à Château-Richer, et marié avec Geneviève Godin  le 17 octobre 1689, à L’Ange Gardien.

vi. Jacques Gariépy, né le 26 mars 1667 à Québec, et marié avec Marie-Madeleine Gareau St-Onge le 25 novembre 1697, à Boucherville.

vii. Geneviève Gariépy née le 9 juillet 1669, à Château-Richer, et mariée avec Isaac Hervieux le 24 novembre 1687,  à L’ange-Gardien.

viii. Marie Madeleine Gariépy née vers 1671, au Québec, et mariée avec Antoine Trudel  le  19 février 1691à L’Ange Gardien.

ix. Louis Gariépy né le 19 novembre 1673, à Château-Richer.

x. Catherine Gariépy née le 9 mai 1677, à Château-Richer et mariée avec Philippe Trudel le 28 janvier 1696, à L’Ange Gardien.

xi. Jean Gariépy, né le 11 avril 1679, à Château-Richer, et décédé le 2 juillet 1745, à   Lachenaie.

xii. Alexis Gariépy né le 23 avril 1681, à Château Richer, marié avec Françoise Raynault Planchard le 16 janvier 1713, à la Pointe-aux-Trembles.

xiii. Pierre Gariépy né le 12 novembre 1685, à  L’Ange Gardien, marié avec Marie Huboult Longchamp Tourville le 11 janvier 1712, à St-François-de-Sales.

A la génération 2, on trouve (quelques noms!):

Les enfants de Louis Gariepy et de Catherine Aubert sont:

i. Catherine Gariépy née le 3 avril 1703.

ii. Marie Gariépy née le 4 février 1705, à L’Ange Gardien et mariée avec Pierre Renaud Canard le 21 février 1729,  à L’Ange Gardien.

Iii. Catherine Gariépy, née le 3 avril 1706 à L’Ange Gardien, mariée avec Louis Fafard Lonval le  8 février 1728, à L’Ange Gardien.

iv. Louis Gariépy né le 19 septembre 1708.

v. Charles Gariépy né le  19 septembre 1709.

vi. Thérèse Gariépy née le 19 octobre 1710.

vii. Louis Gariépy né le 12 février 1714, à Château Richer; et décédé le 4 mai 1785, à  L’Ange Gardien.

viii. Prisque Gariépy née le 12 février 1714.

ix. Marie Barbe Gariépy ne le 16 septembre 1716, à L’Ange Gardien, et mariée avec  René Mathieu le 25 juin 1736, à L’Ange Gardien.

x. Jean François Gariépy né le 3 décembre 1723.

On trouve également :

Jean Gariépy, né 11 avril 1679 à Château-Richer, et décédé le 2 juillet 1745 à Lachenaie. Il épouse Marguerite Bonnet le 23 novembre 1705 à St-François-de-Sales, fille de Mélaine Bonnet et de Marie Buisson. Elle meurt le 10 septembre 1736 à Lachenaie.

Les enfants de Jean Gariépy et de Marguerite Bonnet sont:

i. Marie-Agnes Gariépy née le 22 décembre 1706, à St-François-de-Sales, et décédée le 28 août 1746, à Terrebonne. Elle se marie avec Etienne Trudeau le  27 janvier 1727, Lachenaie.

ii. Marie-Marguerite Gariépy née le 8 novembre 1708, à St-François-de-sales et décédé le 5 mai 1763, à Terrebonne. Elle s’est mariée avec Germain Lepage le 9 février 1727 à  Lachenaie.

iii. François Gariépy né le 8 décembre 1710, à St-François-de-sales et décédé le 17 novembre 1772, à Lachenaie. Il s’est marié avec Marie-Josephe Picard le 13 octobre 1738, à Lachenaie.

iv. Agathe Gariépy née le 2 novembre 1712, à St-François-de-sales et décédée le 31 mai 1744, à Lachenaie.

v. Marie-Anne Gariépy née le 9 septembre 1714, à St-François-de-sales et décédé le 4 avril 1742, à Lachenaie. Elle s’est mariée avec Jacques Muloin le 7 novembre 1735, à  Lachenaie.

vi. Jean Gariépy né vers 1716, au Québec et décédé le 28 septembre 1761, à  Lachenaie.

vii. Ursule Gariépy née le 16 septembre 1718, à St-François-de-sales  et décédée le 11 janvier 1804, à Mascouche. Elle s’est mariée avec Athanase Duprac (ou Dupras) le 29 janvier 1741, à Lachenaie.

viii. Marie-Josephe Gariépy, née le 9 septembre 1720, à St-François-de-sales et décédée le 3 avril 1793, à Ste-Geneviève (Pierrefonds). Elle s’est mariée avec Louis Charest le 14 avril 1738, à Lachenaie.

ix. ( Anonyme?) Gariépy né le 24 septembre 1722, à St-François-de-sales et décédé le  24 septembre 1722, à St-François-de-sales.x. Marguerite Gariépy née le 14 mai 1724, à Lachenaie et décédée quelques semaines plus tard le 31 juillet 1724.

Ci-contre : le petit port de Lachenaie, autrefois

xi. Louis Gariépy né le 26 juin 1726, à Terrebonne et décédé le 2 août 1726.

xii. Bonaventure Gariépy né le 7 octobre 1729, à Lachenaie et décédé le 26 avril 1782. Il s’est marié avec Marie-Louise-Reine Lalonde le 22 février 1762, à Lachenaie.

xiii. Marie-Louise Gariépy née le 10 août 1731, à Lachenaie.

Mais arrêtons-nous un peu sur le village où est né François Gariépy.

D’abord, le musée : Une maison de maître richement meublée, le jardin et la maison du métayage, le chai et son pressoir étonnant, le conservatoire de vignes, le four à pain en activité, les animaux … Au domaine de Carcher, tout évoque la Chalosse agricole et viticole du 19e siècle. (Ci dessous, l’entrée du musée)


L’église romane de Montfort en Chalosse dédiée à St Pierre est bâtie sur un petit coteau, hors du village, d’où l’on découvre un magnifique panorama sur les Pyrénées. Sa fondation remonterait au Xème siècle.

Mais nous sommes dans le sud-ouest, pays du rugby. On ne peut pas quitter Montfort sans évoquer les frères Boniface. Guy et André Boniface sont nés à Montfort en Chalosse. Deux frères associés au centre d’une même ligne d’attaque. Deux frères doués, passionnés de rugby, dissemblables certes mais combien complémentaires. Un tandem fraternellement réuni pour la gloire du rugby français dans le quinze tricolore.

Ils ont débuté dans l’équipe minime de l’Ecole Publique et poursuivi chez les cadets de l’A.S.Montfortoise section rugby. Après un passage d’André à l’U.S. Dax, Guy rejoint son frère au stade Montois pour ne plus le quitter et avec lui devenir champions de France.

L’aîné André, grand, athlétique, élégant ; le cadet Guy, droit et fin comme un pin des Landes, taillé à coup de hache dans une musculature d’acier, le visage nargueur, le regard de feu. Les deux, étroitement liés par un amour passionné du rugby et une affection réciproque, profonde. Le grand, protecteur et maternel, le second, admiratif et fin devant un frère servant d’exemple.

Guy, tué dans un accident de voiture le 1er janvier 1968. Le stade de Montfort en Chalosse porte le nom de Stade « Guy Boniface ».

Sources :

Dictionnaire généalogique des familles du Québec (René Jetté, Presses de l’Université de Montréal, 1983)

Pierre Gariépy – correspondance par courriel

Généalogie du Québec et d’Amérique française

Naissance d’une population – Les Français établis au Canada au XVIIe siècle (Presse de l’Université de Montréal, 1987)

Tanguay – Vol. 1

 Marjolaine Saint-Pierre, Léo Gariépy, un héros récupéré : célébré en France, ignoré ici : biographie, Montmagny, Éditions de Varennes, 1993, 145 p. (ISBN 2-9802-4258-6)

Wikipédia

 Association des Boutin d’Amérique

R. H. Roy, Débarquement et offensive des Canadiens en Normandie, Saint-Laurent, Éditions du Trécarré, 1986

Les terres de l’Ange-Gardien, Côte-de-Beaupré. 2e édition revue. Québec, Société de Généalogie de Québec, 2004 (1984), 744 p. Collection « Contributions à la Société de Généalogie de Québec, 99 ».

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Jean Caux

Sa naissance en Béarn ?

Le Béarn est une région qui depuis des années est une région où l’on trouve énormément d’usines de tissages. Il y a eu à Oloron plusieurs usines, notamment le long des gaves d’Ossau et d’Aspe. Il y a peu de documents concernant Jean Caux. Je ne fais que des hypothèses en essayant de les argumenter. Je veux d’abord remercier Irene Bjerky, (sa petite fille) et Susan Mary Smith qui est en train de rédiger une biographie de Jean Caux pour leur gentillesse et leur aide. On trouve un acte de naissance de Jean Caux « l’an mil huit cent vingt un, le trois du mois de novembre, trois heure après midi», avec une déclaration de son père Joseph Caux, « âgé de trente six ans» qui est « faiseur de peigne».

Un peigne est un élément fondamental du métier à tisser. Il se trouve devant le tisseur et permet d’assurer le parallélisme des fils de chaine jusqu’au croisement de la chaine.

Peigne pour métier à tisser

Sa mère se nomme Marie Conte. Le quartier de sa naissance est le quartier appelé aujourd’hui Sainte Croix autour de l’église Sainte Croix. Ils habitent rue des remparts, dans une maison face au séminaire. Il se pourrait que Joseph Caux travaille dans une petite usine située place Saint Pierre, (à l’emplacement actuel d’une école maternelle), qui se trouve proche du domicile. Un des témoins qui signe sur l’acte de naissance est Pierre Bellocq, fabricant de bas.

Plan du quartier Sainte Croix avec la « rue des remparts » où habitait la famille Caux

On retrouve encore un environnement dans l’industrie textile. Malheureusement, on trouve dans le registre de l’état civil l’acte de décès de Jean Caux, quelques jours plus tard.

L’église Sainte Croix

Ce sont les seuls documents concernant Jean Caux et sa famille. Joseph Caux est originaire de l’Ariège, département situé dans les Pyrénées, où on trouve beaucoup de Caux, mais Joseph ne retourne pas dans sa famille. Que devient-il ? Son épouse Marie Conte est originaire du quartier Sainte Croix, où sa famille semble très implantée à cette période. Je n’ai trouvé aucun autre acte d’état civil avec le nom Caux dans le département des Pyrénées Atlantiques à cette époque. Un des témoins qui signe sur l’acte de naissance est Pierre Bellocq, fabricant de bas. On retrouve encore un environnement dans l’industrie textile. Une hypothèse, quelques années plus tard, la famille Caux a eu un second enfant à qui les parents ont donné le même nom que l’enfant décédé auparavant. C’est une pratique que l’on trouve parfois. Mais où est allée la famille Caux ? J’ai eu des contacts dans le département de l’Ariège avec des descendants d’une famille Caux, Joseph n’est jamais retourné en Ariège. Il y avait à cette époque beaucoup de transfrontaliers qui passaient la frontière, dans un sens ou dans l’autre. La question reste sans réponse « pour l’instant » ! Ceci est simplement une hypothèse concernant la famille de Jean Caux en Béarn. Une autre question: pourquoi Cataline ? « Le nom catalina en béarnais est une déformation de Catherine. Les femmes ou jeunes filles surnommées ainsi avaient mauvaise réputation, principalement celle d’être des personnes de mauvaise vie, soient plus ou moins prostituées. Le surnom de Jean Caux pourrait donc lui venir d’une femme… et/ou du nom de la maison natale ». Par exemple, au quartier du Gabarn d’EScout, une maison porte de nom de « Las catalina ».

Jean Caux: un personnage singulier

Parmi les personnages presque légendaires qui ont joué un grand rôle dans l’ouverture du Nord et de l’intérieur de la Colombie Britannique. Jean Caux, mieux connu sous le nom de Cataline, est un des plus romantiques et des plus colorés. Venu en Colombie Britannique vers 1859, il a, pendant plus de cinquante ans, été responsable d’un « pack-train » dans la région d’Hazelton et de la rivière Skeena. Le premier et dernier « packeteur » de la région. On se souvient de lui comme d’un homme prodigieusement fort, ayant une mémoire extraordinaire, scrupuleusement honnête et grand ami des Indiens. De plus, légendes et histoires accompagnant son nom révèlent un homme sympathique et plus généreux que la moyenne. Des témoignages de personnes qui l’ont connu personnellement, comme l’officier Sperry Cline et le juge Henri Castillou, nous aident à découvrir Cataline, car ne sachant ni lire ni écrire,il n’a laissé derrière lui aucun papier. On a dit de lui qu’il était mexicain, espagnol ou français, mais Jean Caux, nous dit le juge Henri Castillou (dont le père a été le partenaire de Cataline, et qui est aussi originaire également d’Oloron, plus exactement d’un quartier nommé le Bager d’Oloron) est né en Béarn. On ne sait rien de sa naissance ou de sa vie avant son arrivée en Colombie Britannique vers 1858-59. Cataline et Joe Castillou s’étaient rencontrés sur la piste entre Yale et Teslin Lake dans l’Omineca, Caux était alors dans la vingtaine et les deux hommes formèrent une association qui a duré plusieurs années.

Il était un homme pas très grand avec des épaules carrées, un torse puissant et une taille mince. Il s’habillait toujours de la même façon : pantalons de grosse laine, bottes de cheval, foulard de soie autour du cou et chapeau à large bord.Quand il traitait avec les Indiens il portait une chemise blanche, la même qu’il avait portée durant tout le voyage, un collet jauni, une petite cravate, un chapeau français, un manteau verdi par l’âge et autour de la taille une ceinture de cuir d’environ dix pouces de large que les Indiens appelaient son corset. Cataline était particulièrement fier de son abondante chevelure noire qui lui tombait sur les épaules, il attribuait la beauté de ses cheveux au rhum et brandy avec lesquels il frottait régulièrement son cuir chevelu.

Jean Caux qui n’avait aucune éducation parlait le béarnais, très peu de français, un peu d’espagnol et un peu d’anglais. Il utilisait, pour communiquer, un langage de son invention composé de mots indiens, chinooks, espagnols, français et anglais. Il avait un vocabulaire que personne ne pouvait réellement comprendre, il parlait très vite et gesticulait beaucoup. Comme il ne savait ni lire ni écrire il était doué d’une mémoire prodigieuse; il pouvait, paraît-il, se souvenir de la position exacte de chaque item dans un train de mules, calculer toutes ses dépenses, payer ses hommes et régler ses comptes de mémoire sans jamais se tromper . Son succès comme « packeteur » est attribué à son honnêteté et à sa fiabilité.

Jean Caux: « le packeteur »

Il avait la réputation de ne jamais perdre un chargement et de toujours remplir ses contrats. Une autre cause de sa popularité était son amitié avec les Indiens. Plusieurs « packeteurs » perdaient tout leur équipement parce qu’ils ne traitaient pas les Indiens avec justice. Mais ceux-ci respectaient Cataline, car il les traitait en égal et ne les trompait jamais. Par exemple, quand certaines tribus manquaient de nourriture, il s’organisait toujours pour leur en apporter. L’officier Cline nous dit que ses deux traits les plus remarquables étaient son sens de l’humour et sa théorie que tous les hommes sont égaux.

Jean Caux a commencé sa carrière vers 1859. A cette époque, de l’or avait été découvert dans la région Est de Babine et Takla Lake. Cette région est comme sous le nom de Omineca, et en très peu de temps cette partie de l’intérieur connue la fièvre de l’or. Au début le transport était fait par les Indiens à l’aide de sac à dos, puis les pistes s’améliorèrent et les trains de mules sont apparus. Hazelton, était le centre de ces activités et Jean Caux couvrait le territoire entre Yale, Ashcroft, Quesnel et Hazelton

Les trains de mules étaient habituellement composés d’une centaine d’animaux spécialement entraînés pour cette tâche. Les chevaux transportaient environ deux cent livres chacun, et les mules, qui ne se fatiguent pas aussi facilement transportaient jusqu’à cinq cents livres. Les mules peuvent également marcher le long d’étroits sentiers de montagnes mieux que les chevaux. Généralement les « packeteurs » étaient debout vers trois heures du matin: les animaux devaient être chargés avant que les mouches ne sortent, car les insectes rendaient les chevaux et les mules difficiles à charger. Chaque animal avait sa place et à chaque dizaine se trouvait un homme à cheval, le contremaître se promenait d’un bout à l’autre du train, et le cuisinier était toujours en avance pour préparer le camp et un repas chaud pour l’arrivée des hommes et des bêtes.

L’art et la technique des « pack-trains » avait été apportés au pays par les Mexicains. Ceux-ci étaient de vrais experts et apportèrent avec eux plusieurs termes espagnols: corregidor, stevedore, segundo, corna, et aparejo. Le « segundo » de Cataline était un homme moitié noir moitié Indien, dont le nom était Dave Wiggins. Son père, paraît-il, était un noir venu au tout début à la Montagne Pavillon et qui vivait dans une grotte. Le rôle de Dave était de s’assurer que tout l’équipement était en bon état; il était habituellement occupé à réparer les selles et harnais. Quand Caux traitait avec les Indiens le « segundo » lui faisait une chaise de bois et de peau; il s’habillait toujours spécialement pour l’occasion. Le juge Castillou raconte comment Cataline traitait avec le chef Nahanni: « Nous autres, les « pas-lavés, » nous étions assis sur le sol. Le chef Nahanni, prit un billet de dix dollars et il alluma le billet. Cataline transportait toujours de gros cigares. Et il ne fumait le cigare qu’en de grandes occasions. Avant que le commerce ne commença le chef mit un billet dans le feu et alluma le cigare de Cataline…et laissa le billet brûler devant les gens assemblés. L’Amitié est plus importante que la Richesse. Et le commerce commença. Une fois le commerce commencé, certainement, toutes les règles étaient oubliées. »

Jean Caux: l’honnête homme

On raconte de nombreuses histoires à propos de Cataline sur la piste, par exemple Sperry Cline raconte qu’en 1898 le gouvernement avait décidé d’envoyer deux cents soldats au Yukon pour aider à maintenir l’ordre pendant la ruée vers l’or. Cataline avait été choisi pour les accompagner. L’officier en charge insistait pour que tout soit fait selon les règles militaires. Lui et Cataline divergèrent d’opinion aussitôt. Le commandant n’aimait vraiment pas être appelé « boy » en la présence de ses hommes (Cataline appelait tout le monde « boy »). Le principal sujet de désaccord entre les deux hommes était le clairon militaire: « Alla tima blowa da buga, scara da mule, no gooda. » (« Tout le temps tu sonnes le clairon, ça fait peur aux mules c’est pas bon. ») Chaque jour Cataline et l’officier avaient des disputes à cause du clairon. La piste était très difficile et un jour une mule tomba, les soldats essayèrent de la relever mais sans succès, en désespoir de cause l’officier se tourna vers Caux: « Monsieur Cataline, qu’allons nous faire maintenant » et Cataline répondit: « Blowa da buga, blowa da buga » (sonne le clairon, sonne le clairon). Cataline est un nomade. À une certaine époque, il se lie avec une indienne qui devint sa compagne pour un certain temps et qui lui donne une fille, nommée Clémence, en 1880. Une autre histoire est qu’il avait une si bonne circulation qu’il ne sentait pas le froid, et plusieurs l’ont vu dormir le long de la piste étendu sur son manteau sans couverture par des nuits de gel. Il portait les mêmes vêtements, été comme hiver, et allait toujours nu-pieds dans ses bottes de cheval. En 1912 il fit son dernier voyage, il était paraît-il âgé de 80 ans. Il vendit son train de plus de cinq cents animaux à un dénommé Georges Beirnes. Beirnes avait une petite cabane sur son ranche et c’est là que Caux vécu les dernières années de sa vie. Quand il fût trop vieux pour s’occuper de lui-même il alla à l’hôpital où il mourut sans souffrance en 1922.

Statue de Jean Caux et de sa mule à Hazelton

Jean Renault

Sources:

https://royalbcmuseum.bc.ca/

Roderick J. Barman, « CAUX, JEAN, dit Cataline », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 15, Université Laval/University of Toronto, 2003

Frontier Days of British Columbia, par Garnet Basque

Frémont, Donatien, Les Français dans l’ouest canadien, Les Editions du Blé, 1890, pp. 131-144.

Cataline from Pioneer Days in British Columbia Volume 1 Article 20, Sperry Cline,

Stories about the legendary packer Jean Caux, Aural History Programme, Provincial Archives of British Columbia.

Cataline’s Pack Trail par Irene Bjerky,

Northern British Columbia Archives, Geoffrey R. Weller Library, University of Northern British Columbia

La réalisatrice et productrice canadienne Sylvie Peltier a tourné un documentaire-fiction pour honorer la mémoire de Jean Caux, intitulé «La légende de Cataline».

« Cataline Creek ». BC Geographical Names:http://apps.gov.bc.ca/pub/bcgnws/names/3414.html.

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Anne d’Entremont

ANNE D’ENTREMONT

(1694-1778)

De l’Acadie au Béarn

Anne est née en Acadie en 1694. Son père, Jacques de Mius d’Entremont, est le fils du célèbre Philippe de Mius d’Entremont qui avait reçu en 1653 la baronnie de Pobomkoup (actuel Pubnico en Nouvelle Écosse) des mains du gouverneur de l’Acadie d’alors, Charles de saint Étienne de la Tour. Sa mère, Anne, est une descendante de ce dernier.

Anne est connue pour avoir vécu longtemps (jusqu’en 1778) et donc d’avoir été contemporaine des grands événements de l’histoire de l’Acadie au XVIIIème siècle (Attaques des Anglais contre Port Royal en 1707 et 1710, Traité d’Utrecht en 1713, Grand dérangement 1755-1763, Traité de Paris en 1763….)

Elle est connue aussi pour s’être mariée trois fois et d’avoir engendré une nombreuse descendance.

Trois périodes peuvent être distinguées dans sa longue vie.

Première période en Acadie (1694-1710)

La famille d’Anne appartient à l’élite acadienne. Elle est alliée en particulier aux Saint-Castin, son frère Philippe a épousé Thérèse, fille du Baron Jean-Vincent d’Abbadie. Elle est donc la belle-sœur par alliance de Bernard-Anselme, le fils le plus connu du Baron.

Anne épouse très jeune, en premières noces, le chevalier Antoine de Saillans, ancien mousquetaire, enseigne dans un détachement de troupes de marine. Cet officier est blessé mortellement le 7 septembre  1707 alors qu’il défend aux côtés de Bernard-Anselme de Saint Castin, l’établissement de Port Royal contre une attaque des Bostoniens, dirigés par le Colonel John Marsh. Il est inhumé le 8 septembre par le prêtre justinien Durand, récollet missionnaire à Port Royal.

Voilà donc Anne veuve à 13 ans !

En 1710, la prise définitive de Port Royal par les Anglais l’oblige à partir pour Plaisance (établissement français de terre-Neuve) où elle a de la famille, abandonnant ce qui reste de ses biens en Acadie.

Seconde période à Plaisance et à l’Île Royale (1710-1718)

A Plaisance, Anne fait la connaissance de Philippe de Pastour de Costebelle, gouverneur de la colonie depuis 1706. Philippe Pastour de Costebelle naquit en 1661, avant le 8 novembre,  à Saint-Alexandre, village proche de Pont-Saint-Esprit, où sa famille est signalée dès l’an 1400. Il était le second fils de François-Barthélemy, avocat au parlement du Languedoc, capitaine et châtelain des baronnies de Thorrenc et d’Andance en Vivarais, et de Marie Du Plessis, seconde femme de François-Barthélemy. On lui connaît trois frères : l’aîné Louis, que l’on retrouve en Acadie, les cadets Joseph et Barthélemy, et une sœur nommée Françoise.De Costebelle, pourrait-être son père, mais c’est apparemment un parti intéressant.

Fort de Plaisance vers 1675,

Archives nationales du Canada

En 1695, il a été fait Lieutenant du Roi à Plaisance en remplacement du baron de Lahontan, autre béarnais. En 1704, il s’est marié avec Anne de Tours de Sourdeval qui lui a donné une fille Anne Catherine de Costebelle, mais l’a laissé bientôt veuf. En 1706 enfin, il a été nommé gouverneur de Plaisance et il le restera jusqu’au Traité d’Utrecht de 1713.

En 1714, De Costebelle est nommé gouverneur de l’Île Royale (actuellement Capbreton en Nouvelle Écosse ) qu’il rejoint en octobre à partir de Plaisance. C’est à l’Île Royale qu’Anne l’épouse en février 1716, dans la chapelle de Port Dauphin (actuelle Englishtown ). Port-Dauphin est l’un des plus anciens établissements européens en  Amérique du Nord, ayant été créé en tant que port de pêche français en 1597. Son beau-frère, Philippe d’Entremont, avait épousé Marie-Thérèse de St Castin, la fille du Baron.

Ci-contre, gratification du Conseil de la Marine

pour Anne de Costebelle

En novembre 1716, elle l’accompagne en France où elle donne naissance le 11 avril 1717 à une fille, Marie-Josèphe, baptisée le lendemain à l’église Saint-André des Arts à Paris. Marie Mius d’Entremont, soeur d’Anne sera la marraine. En août 1717, le gouverneur repart pour l’Île Royale sur la frégate l’Atalante, mais malade, il dicte son testament en septembre à l’écrivain du bord. Mais son second mari meurt à l’Île Royale, peu après son retour de France sur le navire du Roi « L’Atalante ».

Library of Congress, Prints and Photographs division cph.3a45771   Hervey Smyth – engraved by P. Benazech L’Atalante dans le port de Québec

De Costebelle laisse à sa jeune femme de touchantes lettres d’amour mais lui laisse aussi de nombreuses dettes contractées pour assurer les dépenses de sa charge, en particulier la subsistance de ses soldats. Anne doit se débattre avec ses multiples créanciers : ses meubles et ses vêtements auraient même étaient saisis.

Troisième période au Béarn (1718-1778)

En 1718, Anne décide de retourner en France pour supplier l’administration royale de lui venir en aide. Elle s’établit au Béarn où elle a de la famille et retrouve notamment son beau-frère, Bernard-Anselme de Saint-Castin, rentré au pays avec son épouse Marie-Charlotte d’Amours en 1714. L’administration royale, par une décision du Conseil de la Marine, lui accorde une pension de cent écus. Mais, le 10 août 1719, elle contracte un mariage plus avantageux que les deux premiers, épousant à l’église Saint-Eustache de Paris, Laurent de Navailles,veuf, Baron de Labatut, officier au régiment de Navarre, descendant d’une des plus vieilles familles du Béarn. Les mariés sont assistés de Messire Paul de Navailles, son frère, de Jean Béon, capitaine de cavalerie, et de Charles Armand Hubert de la Rocatelle, écuyer gendarme de la Garde.

Ci-contre : aquarelle de Gaspard Gobaut

Musée Carnavalet, Paris

Plus tard, l’administration royale lui remboursera les avances faites par son second époux dont la succession se trouvera en définitive créditrice de 17 000 livres. Anne va désormais résider avec sa fille du second lit, Marie-Josèphe de Costebelle, au château de Labatut près de Mortemer dont dépendent des propriétés importantes constituant la seigneurie de Labatut-Figuières.  La famille de Navailles achète le fief de Labatut à la fin du XVe siècle. Le château est la propriété de la famille de Navailles du XVIe au XVIIIe siècle. Il sera très remanié au XIXe siècle. L’édifice se compose de deux étages carrés et d’un étage de comble, le gros-oeuvre en grès, calcaire, galet et enduit partiel, élévation à travées, surmontée d’une croupe et une flèche conique sur la tour, recouvertes d’ardoise… Cadastre de la commune de Labatut-Navailles

En 1736, Anne marie sa fille Marie-Josèphe à François de Rivière, Marquis de Giscaro, et aura la joie en 1738 de la naissance d’un petit- fils, Antoine de Rivière . De son troisième époux, mort en 1728, Anne aura cinq enfants et de nombreux petits- enfants. Pour s’en tenir à un seul de ses fils, Paul-Anne de Navailles, né en 1721, il  épouse le 26 novembre 1740, dans l’église Sainte-Croix d’Oloron-Sainte-Marie, demoiselle Marie de Taules, âgée de 17 ans, fille de noble Nicolas de Taules, seigneur de Domecq de Précillon (Précilhon aujourd’hui) et de Dame Jeanne de Barrau.

Acte de mariage de Paul-Anne de Navailles

et de Marie de Taules

Celle-ci est la fille de Nicolas de Taulès, originaire d’Oloron, qui avait acheté la maison noble du Domecq de Précillon dans le village du même nom. (Aujourd’hui Précilhon). Le couple aura cinq enfants et de nombreux petits enfants parmi lesquels Valérie de Navailles, née en 1823, mariée en 1841 au Baron Oscar Bernadotte, neveu du roi de Suède, Charles-Jean (1818-1844), établissant ainsi un lien avec une dynastie dont le fondateur était comme on le sait d’origine paloise.

Anne va s’éteindre le 15 octobre 1778. Elle était âgée de 80 ans. Elle a survécu à trois maris, à un gendre le Marquis de Giscaro, qui laissera sa veuve dans une situation financièrement précaire.

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Escalope de foie gras aux piquillos et au parfum de piments d’Espelette

 

Henry Combret est né au cœur du Béarn, à Oloron Sainte Marie. En 1985, il décide d’écrire son premier ouvrage « Le livre du Jurançon », suivra « Gastronomie du Terroir » en 1989. Il vient de publier son onzième ouvrage, intitulé « Ici, le porc, c’est du cochon, mais c’est du bon ». Il en profite pour donner également des recettes qui confirment que tout est bon dans le cochon !

En savoir plus sur le site : http://www.combret-gastronomie-vins.com/

Mais aujourd’hui, plusieurs mois  après son interdiction aux États-Unis, c’est une recette de foie gras que nous allons vous proposer, recette extraite du livre « Foie Gras tentations » (page 103) et due au chef Michel Saint Jours.

Escalope de foie gras aux piquillos et au parfum de piments d’Espelette

Ingrédients pour 4 personnes :

8 piquillos, 1 demi-poivron de chaque couleur (rouge, vert, jaune), 400 g de foie gras de canard, 1 cuillerée à café de piment d’Espelette en poudre, 2 cuillerées à soupe de gelée de piment d’Espelette, 15 cl de fond de veau, 1 noisette de beurre, 5 cl d’huile d’olive, sel, poivre.

Préparation :

Peler les poivrons puis les détailler en petits dés de trois millimètres au cube, les faire suer dans une russe* avec l’huile d’olive. Débiter huit escalopes de foie gras de canard d’environ un centimètre d’épaisseur, saler et poivrer avec le piment d’Espelette. Dans une poêle très chaude, saisir les escalopes, des deux faces, laisser cuire une à deux minutes avec les piquillos, dégraisser, puis déglacer avec la gelée de piment, puis le fond de veau, laisser réduire et jeter le beurre pour lisser la sauce. Dresser sur chaque assiette deux piquillos, deux escalopes, une quenelle de poivrons , napper avec la sauce.

Le chef propose de servir avec un Madiran du Château Arricau-Bordes.

L’histoire de Madiran débute au XIème siècle avec l’installation des moines bénédictins qui fondent le Prieuré de Madiran. Peu à peu le vin de Madiran devient naturellement un vin de messe. Sa renommée est assurée par les pèlerins de Saint Jacques de Compostelle qui empruntent la voie Aire-sur-Adour/Lescar.

*En restauration, la casserole classique cylindrique, muni d’une queue et souvent accompagnée d’un couvercle porte le nom de « russe ».

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Le baron de Saint Castin dans la légende

LE BARON DE SAINT CASTIN DANS LA LEGENDE

Il existe des centaines d’articles sur Jean-Vincent d’Abbadie, baron de Saint Castin. J’ai choisi ici, de ne citer que les ouvrages les plus importants. Il est évident que si un lecteur souhaite compléter la liste, nous le publierons avec plaisir !

Jean-Vincent d’Abbadie décède en Béarn en 1707. Le baron est connu en Acadie, notamment par ses actions avec ses amis Abénaquis contre les Anglais. En France, sa légende va débuter grâce à Louis-Armand de Lahontan, autre baron béarnais.

Ce dernier arriva au Québec après 1683. Il a participé à plusieurs expéditions contre les Iroquois et connaissait la langue Algonquine.. On peut considérer que le Baron de Lahontan fut le premier à l’origine de la légende du baron de Saint Castin. En 1703, il publie les «Nouveaux voyages dans l’Amérique septentrionale ». Le Baron de Lahontan prit part à l’expédition de Brisay de Denouville contre les Iroquois. Jean Vincent d’Abbadie participa également avec ses Abénaquis au combat en accompagnant Denouville. Se sont-ils rencontrés ? Où Lahontan a-t-il entendu parler de Saint-Castin ? Il est certain qu’il a eu connaissance de la vie mouvementée du Baron. Lahontan écrit : « Le Baron de Saint Castin Gentilhomme d’Oléron en Béarn s’est rendu si recommandable parmi les Abénaquis depuis 20 et tant d’années, vivant à la Sauvage, qu’ils le regardent aujourd’hui comme leur Dieu tutélaire. Il était autrefois Officier de Carignan en Canada, mais dès que ce régiment fut cassé, il se jetta chez ces Sauvages dont il avait appris la Langue. Il se maria à leur manière, préférant les Forêts de l’Acadie aux Monts Pirenées dont son pays est environné. Il vécut les premières années avec eux d’une manière à s’en faire estimer au delà de tout ce qu’on peut dire. Ils le firent grand Chef, qui est comme le Souverain de la Nation (…) Les gouverneurs généraux du Canada le ménagent et ceux de la Nouvelle Angleterre le craignent. Il a plusieurs filles et toutes mariées très avantageusement avec des Français, ayant donné une riche dot à chacune. Il n’a pas changé de femme, pour apprendre aux Sauvages que Dieu n’aime point les hommes inconstants… »

En 1765, le Français Nicolas Bricaire de la Dixmerie écrit « Azâkia : Anecdote Huronne » qui a été publié dans ses « Contes Philosophiques et Moraux ». Publiés d’abord en 2 volumes, ils sont ensuite réédités en 3 volumes en 1769. Dans cette histoire, Saint Castin, officier dans les troupes du Canada, va secourir une jeune  « sauvage » huronne, agressée par un soldat français.

« Les cris que poussait la jeune sauvage, en se défendant, attirèrent vers cet endroit le baron de Saint Castin, Officier dans les troupes du Canada ; Il n’eut pas de peine à obliger le Soldat de s’éloigner. Mais celle qu’il venait de secourir avait tant de charmes que cet homme lui parut excusable. Il fut lui-même tenté d’exiger le salaire de sa démarche. Il s’y prit d’une manière plus engageante que son devancier, et ne réussit pas mieux. L’ami qui est devant mes yeux m’empêche de te voir lui dit la Huronne. C’est la phrase sauvage, pour exprimer qu’on a un mari, et qu’on ne veut absolument point lui manquer. Cette phrase n’est pas un vain formulaire, elle renferme un refus décisif, et est commune à toutes les femmes de ces nations barbares.[…] Saint Castin se borne donc à accompagner la belle sauvage… »

C’est ainsi que commence l’histoire qui se prolonge chez les Hurons, racontée par Dixmerie.

Le texte est ensuite traduit et publié en 1783 pour le « Magazine Universel ». Enfin, en septembre 1789, l’histoire est publiée anonymement avec le titre « Azâkia, une histoire canadienne » dans le magazine Carey, puis à nouveau en mai 1794, dans le « Magazine du Vermont ». Outre en Angleterre, Azâkia fut aussi traduit en suédois, allemand et portugais.

Sarah Wentworth Apthorp Morton, née Sarah Wentworth Apthorp (née en Août 1759 à Boston), est une poétesse américaine admirée à son époque. C’est la fille d’un marchand aisé et a évidemment acquis une éducation particulièrement approfondie. En 1781, elle épouse Perez Morton. Elle a pris l’habitude de l’écriture vers l’enfance, et en 1789 elle a commencé à écrire dans la revue nouvellement créée Massachusetts Magazine. Ses premiers poèmes ont été publiés sous le nom de Constantia et plus tard Philenia. Le travail de Philenia bientôt attira l’attention de la critique nationale et même britannique, qui félicitèrent chaleureusement le récit en vers intitulé « Ouâbi; ou Les vertus de la nature » (1790), un conte Amérindien en quatre chants (1790) qui était son premier ouvrage publié.. L’écrivaine de Boston connu sous le nom de « Sappho américaine » traite un triangle amoureux entre un chef de l’Illinois, sa femme, et un aristocrate européen. Le poème narratif est remarquable pour sa représentation historiquement documentée de la vie indienne.

Il sera mis en musique par Hans Graham en 1793. En 1791 parut « Song of an Indian Chief », un opéra, composé par Haas Gram, qui avait émigré du Danemark. Cette chanson fut publiée dans le « Massachusetts Magazine » Vol II en mars 1791. « Song of an Indian Chief » a été la première partition orchestrale publiée aux États-Unis. Cette partition a été inspirée par le poème « Ouâbi: ou les vertus de la nature », ce conte indien en quatre chants, écrit par Philenia en 1790. Hans Gram est né à Copenhague et a immigré au Massachusetts en 1785 où il s’est établi comme un maître de musique. À partir de 1789, Gram a commencé à publier sa musique dans le magazine Massachusetts.

From the Special Collections of the St. Louis Mercantile Library at the University of Missouri-St. Louis.

En 1978, « The Death Song of Indian Chief» a été enregistré par « The Consort Orchestra Wayland » et c’est la première partition orchestrale publiée aux États Unis. Cet album propose de la musique de quatre traditions de base: Théâtre / opéra, Concerto, Vocal, et symphoniques. Cette collection de 1978 a été enregistrée dans le Mechanics Hall, à Worcester dans le Massachusetts et qui reste l’une des plus belles salles de spectacles en Nouvelle-Angleterre. Le livret comporte des informations générales sur la musique ainsi que des illustrations en noir et blanc de musiciens de l’époque coloniale.

Sir John George Bourinot, journaliste et historien, publie plusieurs ouvrages sur le Canada. Notamment en août 1869, il écrit dans la revue « New Dominion Monthly » un article de plusieurs pages intitulé « Gentlemen Adventurer in Acadia » concernant la vie de Jean-Vincent d’Abbadie. Il écrit : «  Un exemple très remarquable […] se trouve dans la vie du baron de Saint-Castin, un natif du pays béarnais, qui est venu au Canada avec le régiment de Carignan en 1665. […] Il fraternise avec le Abenaquis, et mène la vie d’un chef de forêt, dont le nom fut longtemps la terreur des colons de la Nouvelle-Angleterre. Il a épousé la fille de Madocawando, l’ennemi implacable de l’anglais. […] A son appel, toutes les tribus de la frontière entre l’Acadie et la Nouvelle-Angleterre partent sur le sentier de la guerre. Il a amassé une fortune de trois cent mille écus en « bon or sec», mais on nous dit qu’il se sert de la plus grande partie de celui-ci pour acheter des cadeaux pour ses disciples indiens, qui lui remboursent en peaux de castor. Sa vie à Pentagoët, pendant des années, a été très active et aventureuse. […]. En 1781, il rentre en France, où il avait une propriété, et désormais disparaît de l’histoire. Le poète Longfellow a fait usage de cet épisode romantique au début de la vie dans les colonies acadiennes. »

Le poète américain, Henry Wadsworth Longfellow, né le 27 février 1807 à Portland, dans le Maine, auteur de nombreux poèmes, rédigea un conte de 300 vers en 1893, intitulé « The Baron of St. Castine » où il raconte l’histoire du Baron, depuis son départ du château d’Escout, dans les Pyrénées, jusqu’à son mariage, puis son retour en France. Ce texte est extrait de « The Tales of a Wayside Inn » qui est un ensemble de légendes sous forme de contes.

Il écrit : « Baron Castine of St. Castin

Has left his château in the Pyrenees

And sailed across the western seas […]

When he went away from his fair demesne

The birds were building, the woods were green […]

His father, lonely, old, and gray,

Sits by the fireside day by day»

« Le Baron de Saint Castine a quitté son château dans les Pyrénées, et navigué sur les mers occidentales […] Son père, seul, vieux et grisonnant reste assis toute la journée au coin du feu… »

Ci-dessus : Portrait de Longfellow, source: Fairfax County Public Schools

Le poème se termine par le mariage de Saint Castin à l’église d’Escout  : « Les portes de l’église sont grandes ouvertes, Les gens se pressent, […] la foule se presse pour voir l’époux et l’épouse. Ils entrent et passent le long de la nef. Ils se tiennent sur la tombe de son père. Les cloches sonnent doucement. […] Le vent chaud souffle sur les collines de l’Espagne, les oiseaux construisent leurs nids, les feuilles sont vertes. Et le baron de Saint-Castin Castine est enfin revenu. »

A la fin du XIXè siècle, en 1894, Mary Hartwell Catherwood publie « The Chase of Saint-Castin and other stories of French in the New World ». Marie Hartwell est né à Luray, Ohio, et à l’âge de neuf ans, sa famille déménage à Milford, dans l’Illinois. A treize ans, elle a obtenu son brevet d’enseignement, et elle a commencé à enseigner l’année suivante ! Plus tard, elle habite l’Indiana, un État du Mid-Ouest des États-Unis. et elle va se lier d’ amitié avec James Whitcomb Riley , un autre auteur influent d’Indiana. Elle est très impliquée dans les cercles littéraires à Indianapolis. Dans un contexte environnemental, les œuvres de Marie Catherwood sont d’une grande importance, car ils fournissent des descriptions des paysages de l’Indiana d’autrefois.

Un français, va au 19ème siècle écrire sur l’Acadie, c’est François Edme Rameau de Saint-Père, né en France en 1820 à Gien. Ayant hérité d’une fortune assez considérable, il passe une bonne partie de sa vie à l’étude de l’histoire des Français d’Amérique. Il va d’ailleurs, en 1877, consacrer aux Acadiens une étude « Une colonie féodale en Amérique : L’Acadie (1604-1881) ». Elle sera la première synthèse historique portant sur le peuple acadien. Il publie également en 1860 « Les Français en Amérique : Acadiens et Canadiens ». Tout en vivant en France, il acquiert une certaine notoriété en Amérique et est élu correspondant de la Société Royale du Canada en 1884.

Mais Rameau de Saint-Père fait une erreur dans la biographie de Jean-Vincent d’Abbadie, il écrit que notre baron est basque !

En 1874, Wheeler Georges Augustus publie « l’Histoire de Castine, Penobscot et Brooksville ». Wheeler est né dans le Maine en 1837, c’est peut-être pour cela qu’il a écrit plusieurs ouvrages sur l’histoire du Maine.

On ne peut citer tous les livres parus sur notre Baron.

Arrivons au 20ème siècle.

En 1934, Robert Leblant publie « Une figure légendaire de l’histoire acadienne : le baron de Saint Castin » aux Éditions Pradeu de Dax. Il faut noter que Robert Leblant, né à Paris en 1898., fait d’abord des études juridiques. Mais dès les années 1920, il s’intéresse à l’histoire de l’Acadie et de la Nouvelle-France. Il est l’auteur de 4 livres et de pas moins de 46 articles sur l’Acadie et de la Nouvelle-France. Il est reconnu comme le chef de file de la recherche sur l’Acadie coloniale. Il a longtemps habité le château d’Arette, autrefois propriété familiale de la famille Bonasse, famille de la mère de Jean-Vincent d’Abbadie.

La même année, Roscoe B. Miller publie : « Baron de Saint Castine-Americain Pioneers », Americana, vol.n°3, p.92-97.

Puis en 1939, Pierre Daviault publie « Le baron de Saint Castin, chef Abenaquis » et « La Grande Aventure de Le Moyne d’Iberville » aux Éditions de l’A.C.F. de Montréal. Son amour pour la présence française au Canada explique ses deux biographies de personnages bien connus de la Nouvelle-France. D’autres travaux incluent des histoires courtes sur les gens célèbres et moins connus de son temps et il s’aventure dans le monde littéraire sous forme de romans d’aventure. La carrière entière de Pierre Daviault a duré des années 1920 au milieu des années 1960.

En 1965, c’est Graham Munson qui publie « Saint Castin : A legend Revisited » dans Dalhousie Review, vol. n°3

En 1969, Georges Cerbelaud Salagnac, dans le dictionnaire biographique du Canada publie « Abbadie de Saint Castin, Jean-Vincent », vol. n°2

En 1990, Yves Cazaux publie un roman intitulé « Le Baron de Saint Castin ». Il publiera un certain nombres d’ouvrages d’abord sur Henri IV, puis sur la Canada, notamment « Le Rêve américain, de Champlain à Cavalier de La Salle », puis « Le Baron de Saint-Castin », enfin « L’Acadie: histoire des Acadiens du XVIIe siècle à nos jours ».

En 1998 Aline S. Taylor publie « The French Baron of Pentagouet ». C’est une sorte de compte rendu de la vie et de l’époque de Jean-Vincent d’Abbadie. Ce livre offre un point de vue américain sur les événements qui ont souvent été vus à travers les yeux d’anglais.

Enfin, un dernier livre, celui de Marjolaine Saint Pierre publie en 1999, « Saint Castin, baron français et chef amérindien ». Elle note : « Celui qui avait conquis l’admiration des Abénaquis et terrorisé les Puritains a perdu sa dernière bataille (judiciaire contre son beau frère!), mais sa légende est toujours vivante, particulièrement en Nouvelle Angleterre »

Pour conclure, parmi les nombreux articles de presse, j’ai retenu celui-ci : Un article plutôt surprenant paru dans le Bangor Daily News. Dans le cadre du Concert Annuel de l’Université du Maine, il a été présenté un ballet basé sur le vie du baron de Saint Castin et de son mariage avec la fille du chef abénaquis. Ce spectacle, « The Spells of Moon Witch », a été écrit après des recherches sur la vie du Baron, sur l’histoire de la Nouvelle France et de l’Acadie Française.

Ces quelques pages sur la légende de Jean-Vincent d’Abbadie sont une infime partie de tous les textes qui lui sont consacrés. Merci aux lecteurs qui souhaitent les compléter.

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La garbure, une recette béarnaise

La garbure béarnaise de Ginou

Vice-championne du monde 2012

La garbure est une soupe  traditionnelle « gasconne ». Chaque année, le premier samedi de septembre à lieu le « Championnat du monde » à Oloron-Sainte-Marie dans le Béarn, organisé par l’association « La Garburade »

Ginou et les Jinettes sont vice-championnes du Monde de la Garburade,  voici leur recette en images…Ci-dessous, les « Jinettes » au travail !

Ingrédients pour 10 personnes :

3 kg de pommes de terre, 1 kg de carottes, 1 kg de poireaux, citrouille, 1 chou, 1 navet, ail, oignons, 250g de haricots blancs secs ou à défaut 1 boite de haricots en grains cuisinés, thym, persil, 1 camot ( jambonneau sec), graisse de porc ou de canard, sel, poivre, piment.

Préparation :

L’épluchage….

La veille, faire tremper les haricots secs

La matin, dessaler le jambon (le mettre dans de l’eau, porter à ébullition, changer l’eau 2 ou 3 fois)

Mettre de l’eau dans une marmite, y ajouter les haricots secs (si ce n’est pas des haricots secs, ne les mettre dans la garbure qu’en même temps que le chou) et le bouquet garni ainsi que le jambon.

Ginou avec un membre de l’Ordre de Bon Temps

Mettre à chauffer, éplucher les légumes, les laver, les couper en morceaux. Réserver quelques pommes de terre et le chou pour la fin de la cuisson.

Mettre tous les autres légumes à suer dans la graisse de porc ou de canard.

Assaisonner.

Ajouter les légumes dans la marmite, laisser cuire 2 h environ, puis ajouter le chou et les pommes de terre que l’on a gardé.

Cuire à nouveau 1 heure environ

Vérifier l’assaisonnement.

L’intronisation de Ginou par le Grand Maitre de la Garburade en présence de Perico Lagasse, animateur de télévision et critique gastronomique. Les « Jinettes », ci dessous pour fêter leur victoire de Championnes du Monde 212

Le grand sommelier de l’Ordre de Bon Temps ( en civil) ajoutant la « Hot Sauce » de Castine dans la garbure…!!!

C’est la rencontre entre le Béarn et l’Acadie !

Bon appétit !

Il existe de nombreuses recettes de garbure, vous pouvez aussi consulter le site de la Garburade, avec une recette de notre ami Henri Combret

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Publications

La Lettre de l’Ossau à Kathadin est publiée chaque 15 jours.  Des extraits sont publiés sur notre site. La lettre est envoyée directement à nos adhérents.

Lettre n°185: Jean-Vincent d’Abbadie ( 1ére partie)

Lettre n°186: Le mariage de Jean-Vincent d’Abbadie (2ème partie)

Lettre n°187: Les enfants de Jean-Vincent d’Abbadie

Lettre n° 188: les enfants de Jean-Vincent d’Abbadie (suite)

Lettre n°189: Henry Wadsworth Longfellow et le baron de Saint-Castin

Lettre n°190; Le retour du Baron en Béarn (1ère partie)

Lettre n°191: Le retour du baron en Béarn (2ème partie)

Lettre n°193 : Ursuline de Saint Castin, (1ère partie)

Lettre n°194 : Ursuline de Saint Castin (2ème partie)

Lettre n° 195: Chas Laborde Des dessins inédits  par Gérard Laborde

Lettres de l’année 2022

Lettre n°196: Voeux 2022

Lettre n°198: La Boston Tea Party (1ère partie)

Lettre n° 199 : La Boston Tea Party ( 2ème partie)

Lettre n°200 (26 février 2022) L’indépendance des colonies de Nouvelle Angleterre (1ère partie) Chronique de Marie-Hélène Morot-Sir

Lettre n° 201 (12 mars 2022) L’indépendance des colonies de la Nouvelle Angleterre (2ème partie) Chronique de Marie-Hélène Morot-Sir

Lettre n°202: (26 mars 2022) L’indépendance des colonies de la Nouvelle Angleterre (3ème partie) Chronique de Marie-Hélène Morot-Sir

Lettre n°203:(9 avril 2022) Jean-Baptiste de Rochambeau, Vendômois et futur Maréchal de France par Nathalie de Gouberville

Lettre n°204: (23 avril 2022) Jean-Baptiste de Rochambeau, Vendômois et futur Maréchal de France (2ème partie) par Nathalie de Gouberville

Lettre n°205 : (7 mai 2022) L’affaire Junonville

Lettre n° 206: Quelques navires français durant la guerre d’indépendance

Lettre n°207 : Assassinat d’Henri IV (Extraits)

Lettre n°208 : Conseil d’Administration

Lettre n°209 : Une lettre des Etats-Unis……..

Lettre n°210 : C’était hier, le 16 juillet…..

Désormais, la lettre n’est plus publiée sur notre site. Elle est réservée aux adhérents de notre association.

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Jean-Vincent d’Abbadie

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Daniel Auger de Subercase (1661-1732)

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Recette de l’hypocras

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