François Carsi dit laviolette

François Carsi dit Laviolette

Soldat du régiment de Carignan-Salières

François Carsi est né probablement à Saint-James, près de Morlaas, en Béarn, vers 1650. Il est le fils de Jean Carsi et de Marie Beautemps. Comme 1200 soldats du régiment, il arrive en Nouvelle France, faisant partie de la Compagnie Berthier. Le capitaine Berthier, Sieur de Bellechasse et de Villemur est un huguenot, né à Bergerac, dans le Périgord, qui se convertira plus tard au catholicisme le 10 août 1665, comme l’écrira Jean Talon , dans la lettre ci-contre.

La compagnie, partie de La Rochelle le 26 février 1664 et  après être passée par la Guadeloupe, arrive à Gaspé le 18 juin 1665.

Certains historiens pensent que la Compagnie Berthier aurait construit le premier fort dans la ville de l’Assomption, mais cette existence est sujette à caution.

François Carsi va rester en Nouvelle-France comme 400 soldats du régiment et va se marier le 6 juin 1688 avec Anne Blet.  Cette dernière est la fille de Jean Blet dit Gazaille et de Jeanne Beauveau. Jean Blet est également un soldat du régiment de Carignan-Salières. Il se marie vers 1672 à Saint-Ours avec Jeanne Beauveau, Fille du Roy arrivée certainement quelques mois auparavant. L’acte de mariage sera signé au greffe du notaire Pierre Menard en 1674.

Le mariage de François Carsi va se dérouler à Saint Ours, seigneurie cédée par le gouverneur Frontenac au seigneur de Saint-Ours «en considération des bons et loyaux services qu’il a rendu à sa majesté et de l’affection avec laquelle il se porte pour continuer à luy  en rendre en toute sorte de rencontre». Il faut se rappeler que le roi a fait aux officiers des propositions en leur concédant des terres. A ceux qui n’ont pas les moyens d’ouvrir des seigneuries […], le roi accorde quelques pièces d’or et des provisions pour plusieurs mois afin de les soutenir durant les commencements» de leur installation. (Histoire de la Seigneurie de Saint-Ours).

François Carsi a certainement reçu de Monsieur de Saint-Ours, une concession légale, pour commencer à défricher, concession que Monsieur de Saint-Ours a accordé à plusieurs de ses soldats.

En mars 1699, on trouve un «billet de redevance» dû par Bernard Kadeviel, un autre béarnais, signé par son épouse, Marie de Vanchy, car Kadeviel a déclaré «ne savoir signer», pour «une somme de 36 livres 19 sols monnaie du pays pour marchandises que j’ai reçu du sieur Laviolette dont je promet de payer au mois d’octobre prochain dont je m’oblige moi et ma femme»

En juillet 1710, on trouve une ordonnance de l’Intendant Antoine-Denis Raudot concernant «la veuve Laviolette», ce qui laisse entendre que François Carsi était décédé à cette époque, sans avoir eu d’enfant. 

Le billet du «béarnois» Kadeviel

Anne, son épouse, décédera en 1728 à Contrecoeur (Acte ci-dessous, fourni par G. Menard, descendant de Pierre Menard, notaire au Québec au 18e siècle). La seigneurie de Contrecoeur fut fondée en 1667 par le sieur Antoine Pécaudy de Contrecoeur, lui aussi, du régiment de Carignan-Salières. La ville a aujourd’hui plus de 5000 habitants.

Ci dessous, dessins et plan de la seigneurie de Saint-Ours, extrait du livre «Histoire de la seigneurie de Saint-Ours»

Première église du petit Saint Ours
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